Le Président répond aux questions des jeunes du mondeLors

Test Acount Mardi 17 Décembre 2019-19:29:56 Actualités
Le Président Abdel-Fattah Al-Sissi
Le Président Abdel-Fattah Al-Sissi

Au dernier jour du Forum mondial de la Jeunesse (FMJ), le Président Abdel Fattah Al-Sissi a mené, hier mardi, un débat ouvert avec l’assistance, pour répondre à leurs interrogations se rapportant à maints domaines. « Personne ne serait capable d’effacer votre identité », a répondu le Chef de l’Etat à une jeune fille kurde qui s’est fondue en larmes en écoutant son commentaire.
Al-Sissi a regretté que le peuple kurde ait souffert pendant 60 années, signalant que l’ancien Etat kurde a été fissuré créant ainsi une nouvelle réalité, celle que nous vivons aujourd’hui, soit la présence de la Syrie, de la Turquie, de l’Irak, de l’Iran et d’autres pays. Le Raïs a souligné qu’à travers la paix et le travail, personne ne pourrait effacer ni changer nos identités. «Quelqu’un d’autre aurait pu attiser la situation pour prendre la revanche des pays qui s’en prennent à l’Egypte. Or, nous ne pensons pas de cette manière. Et nous ne donnons jamais de conseil de nature à provoquer la destruction des nations (…) », a-t-il souligné, avant d’jouter : « Des ponts seront construits quelle que soit la réaction des gens, mais à travers la paix ».
Le Président Al-Sissi a indiqué que si un groupe réclame son indépendance au détriment de la sécurité nationale d’un pays, ceci est inadmissible même si cette revendication était bonne. « Regardez les expériences des pays qui voulaient se détacher en réclamant leur indépendance. Un Etat a d’énormes potentialités. Si un pays dont la surface est de deux millions de mètres carrés et qui possède une seule armée, un seul gouvernement, est divisé en deux Etats, ses potentialités seraient-elles assez suffisantes pour construire les deux Etats ? Ce pays serait par la suite fragile et incapable de survivre », a-t-il dit.
Et le Raïs de poursuivre : « Je suis un homme très pacifique. Pacifique ne signifie pas du tout que je ne suis pas combattant. Je suis combattant au cas où le combat me serait imposé. Dans ce cas, je me battrais avec toute la férocité que vous ne pouvez jamais imaginer », a-t-il dit.
Le numéro un égyptien a révélé que personne ne l’a obligé à accorder l’opportunité aux jeunes des partis pour occuper des postes clé exécutifs. A cet égard, Al-Sissi a tenu à transmettre un message aux Chefs d’Etat à travers le monde. « Vous devez traiter avec vos peuples indépendamment du fait que vous vous entendez bien ou non. L’objectif n’est pas de bien s’entendre à tous les égards », a-t-il souligné, tout en affirmant qu’il est primordial d’accorder la chance aux jeunes pour le bien de l’Egypte et qu’il est également nécessaire de les mettre au courant de tout ce qui se passe à l’intérieur du pays. « La patrie n’appartient à personne en particulier. La patrie appartient à nous tous. Tous y contribuent », a martelé le Raïs, avant de réitérer l’indispensabilité de soutenir les jeunes de façon générale pour qu’ils puissent être à la hauteur de prendre part à l’action publique.
Al-Sissi a en outre dit que l’Egypte a d’ores et déjà une place digne et une voix à faire entendre grâce à la modération, la sincérité et l’équilibre dans sa prise en charge de tous les dossiers se rapportant au continent africain. Il a également annoncé que l’année prochaine, il lancera l’initiative dite « Faire taire les fusils », poursuivant que « Nous aidons les autres pour que le rôle de l’Egypte perdure en remettant la présidence de l’Union africaine à notre successeur », a-t-il noté. Le Président Al-Sissi a expliqué que le terrorisme est né lorsque des pays se battent les uns contre les autres sans qu’aucun d’eux ne puisse réaliser des succès à cause de ces conflits.
« Le terrorisme a tenté au cours des dernières années d’entraver le processus de développement en Egypte. (…) Aucun projet se basant sur le terrorisme, la tuerie, la destruction ne peut réussir. Seuls les projets reposant sur le travail, la construction, la paix sont ceux qui aboutissent.
Le Chef de l’Etat a poursuivi que parce qu’il redoutait l’incapacité des Egyptiens à supporter les effets de la réforme économique, il a fermement tenu à écourter le calendrier de tous les projets en cours. Et de dire que ceux qui travaillent à ses côtés critiquaient souvent sa vitesse dans l’exécution des projets, mais qu’il leur répondait : « Si les foules descendent dans la rue, aucune force ne pourrait les arrêter (…) Vous avez assisté à des scènes monstrueuses de destruction au cas où l’on avait recouru à la force pour mater les manifestants ».

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